Fondée le 8 décembre 1975, notre congrégation souffle ses 50 bougies ! Répartie sur tous les continents, les frères de Saint-Jean fêtent cette année leur jubilé dans leurs prieurés respectifs. Rimont s’est donc joint – à sa manière – à la fête !
Les 6 et 7 décembre, à la veille de l’Immaculée Conception et de l’anniversaire de la congrégation, les frères de Rimont – entourés de leurs sœurs, oblats et amis – se sont « arrêtés » le temps d’un week-end pour rendre grâces à Dieu et le louer. Les différentes activités qui se sont succédées nous ont aidé à vivre ce temps d’action de grâces : remercier gratuitement Dieu pour sa fidélité à notre égard tout au long de notre chemin communautaire et remettre l’avenir à sa Providence.
Les festivités furent lancées par un mot du prieur général et un diaporama photos, puis nous avons eu ensemble une veillée de prière : réunis autour de la figure du Disciple Bien-Aimé, nous avons reparcouru et médité les éléments fondamentaux de notre vie religieuse : la charité fraternelle, la mission, la Vierge Marie.
Le dimanche matin, un temps d’échange et de « conversation spirituelle » autour de la Parole de Dieu, notamment du récit de l’échelle de Jacob. La messe fut célébrée dans la joie et la ferveur dans la chapelle.
Le repas fut ensuite joyeux et simple: rien ne manquait à cet anniversaire : gâteaux, champagne, musiques et ballons de baudruche furent au service d’une belle convivialité !
C’est au pied du Sacré-Coeur de Jésus que nous avons terminé ce week-end. Réunis autour de sa statue, dans la chapelle, nous avons pu le vénérer et lui confier l’avenir de notre communauté, ses frères, ses différents chantiers et réformes. Que le Seigneur veille sur sa congrégation et nous donne d’être des témoins toujours plus vrais, bons et fidèles. Qu’il est bon de chanter notre Dieu !
Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de notre frère René, qui est brutalement décédé ce lundi 24 novembre alors qu’il était à la Gare de Lyon, à Paris, et s’apprêtait à prendre le train pour Rimont. Il revenait des funérailles de sa mère au Québec. Nous sommes tous affectés par ce départ si subit, mais gardons ferme l’espérance en la miséricorde de Dieu.
Fr. René Cinq-Mars était canadien, issu d’une famille de sept enfants. Il est entré dans la communauté à Saint-Jodard à l’âge de 37 ans en 1998 après avoir travaillé dans le domaine de l’éducation. Il a fait un an de stage à Murat et deux ans à Poponguine. Pendant ses années de théologie à Rimont, il a fait profession perpétuelle, le 4 juin 2006. Il a ensuite été envoyé à Attichy (2006-2008), Rome (2008-2011), Rimont (2011-2012), Saint-Fargeau (12-15), Richemont (15-17), Rimont (17-18), Bruxelles (18-21), et se trouve à Rimont depuis 2021.
Fr. René a été économe pour l’Afrique pendant une dizaine d’années jusqu’en 2020, continuant à aider fr. Philippe-François ensuite. À Rimont, il était l’économe du prieuré. D’un caractère fort, il était remarquable aussi pour son humour et ses talents culinaires, et heureux de servir en toutes sortes de camps, à Richemont, Lorient et d’autres prieurés. En 2018, il avait passé plusieurs mois à la maison Magdalena auprès des femmes qui reconstruisent leur vie après être sorties de la prostitution, inspirées par la phrase de Sainte Bernadette : « Elle m’a regardée comme une personne ».
Sa belle soeur au Québec nous a rapporté que, dans sa poche, frère René emportait des petits souvenirs du saint frère André pour ses frères. Et puis, son dernier « mot du dimanche » (qu’il avait pour habitude d’envoyer par courriel à certains proches et amis) aura été sur le verset de l’évangile : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
La célébration des obsèques de notre frère aura lieu à Rimont : une veillée sera organisée le mardi 9 décembre à 20h30. La messe des funérailles sera célébrée le mercredi 10 décembre à 10h30, suivi de l’inhumation au cimetière de Rimont, auprès de ses frères.
Nous prions bien pour lui, que le Seigneur l’accueille dans sa joie éternelle. Nos prières et notre affection se tournent aussi vers sa famille, marquée par un second décès. Que le Seigneur nous console et nous donne sa paix.
Un bel événement est venu réchauffer ce dimanche glacial de novembre ! Après la Messe dominicale, Catherine s’est engagée dans la Famille Saint-Jean par l’oblature.
Bien connue de Rimont, où elle aime venir prier, participer aux événements et donner un précieux coup de main à la couture, Catherine cheminait depuis quelque temps avec le groupe des oblats du prieuré.
Et c’est ce dimanche qu’en présence d’un panel représentatif des trois branches de la Famille Saint-Jean, Catherine a prononcé son engagement, à genoux devant l’autel.
Mme Sandra Balmès, responsable des oblats de Rimont, Sr Marie-Madeleine, prieure des Sœurs Apostoliques du prieuré voisin et fr. Jovien-Andrea, notre prieur ont accueilli Catherine au sein de la Famille, au nom de tous les frères, sœurs et oblats réunis autour d’elle. Quelques représentants du conseil régional des Oblats étaient là, notamment fr. Marie-Jérôme.
Après la cérémonie et une belle « photo de Famille » devant la Chapelle, ce fut au tour d’un bon bœuf bourguignon et de délicieux gâteaux partagés ensemble de parfaire les réjouissances de cette journée !
Nous nous réjouissons avec Catherine et prions pour elle, que le Seigneur, par son engagement, rayonne autour d’elle.
S’il est une activité traditionnelle dans notre Prieuré, c’est sûrement celle des week-ends Sophia ! Depuis de nombreuses années, ces sessions destinées aux laïcs sont proposées à Rimont…
Les week-ends Sophia
Initialement disposés sous forme de parcours unifié de théologie, les week-ends Sophia ont été renouvelés il y a quelques années afin d’offrir un panel de thématiques plus large et plus diversifié. C’est ainsi qu’ils ont vu se succéder des thèmes comme le discernement spirituel, la prière des Psaumes, l’œcuménisme, la Patristique, la place de la femme dans l’Église, la souffrance, la Vierge Marie, les sacrements…
Au cours du week-end sur le discernement spirituel, en janvier 2025
Ces petites sessions de deux jours rassemblent entre 30 et 50 participants et leur permettent de creuser un sujet quelles que soient leurs compétences et leurs connaissances dans le domaine. Pour offrir une telle formation accessible à tous, nous avons à cœur de trouver des spécialistes reconnus et qualifiés. Leurs interventions (cinq dans le week-end) donnent le rythme de la session et assurent des apports de qualité. Des temps en petits groupes sont intégrés dans les journées afin de favoriser, non seulement l’appropriation des éléments contenus dans les conférences, mais aussi un partage fécond de nos réflexions. Heureusement que des temps plus spirituels (Messe, offices, adoration) et plus conviviaux (repas, pause, café, balade) nous aident à garder les pieds sur terre et à nous rencontrer ! Une petite équipe de 5 frères et de 2 sœurs, chargée de gérer l’organisation et la logistique des week-ends, veille discrètement à ce que l’harmonie se fasse entre découvertes intellectuelles, échanges, prière et convivialité ! Le budget café est sérieusement chiffré !
Une nouvelle édition
L’année dernière fut une année particulièrement réussie : les interventions furent appréciées et de nouveaux visages firent leur apparition dans notre salle Saint Jean. Cela nous donna l’envie de poursuivre nos efforts avec enthousiasme et de proposer une année avec trois week-ends aux thématiques très distinctes, permettant d’ouvrir trois (vastes) champs de réflexion ! Une des particularités de cette édition 2025-2026 est que nous aurons un week-end 100% théologie, un 100% philosophique et un… 50%-50% !
Le premier week-end aura lieu les 15 et 16 novembre et abordera le thème – très à la mode ces derniers temps – de l’espérance ou, plus exactement, « Comment ne pas désespérer ? Penser l’espérance pour mieux en vivre ». Il sera animé par l’un de nos célèbres et fidèles intervenants : frère Thomas Joachim, prêtre de la Congrégation à Genève et docteur en philosophie. Il abordera l’ascension de la thématique en prenant, tout d’abord, son versant philosophique puis, le lendemain, l’autre versant : théologique.
Ensuite, le week-end des 21 et 22 mars 2026 sur le Sacré-Cœur de Jésus marquera un temps clairement théologique et spirituel ! Sr Agnès de Lamarzelle, consacrée de l’Emmanuel et enseignante en théologie biblique au Collège des Bernardins (Paris), abordera un thème cher à notre Congrégation et à notre Prieuré (voisin de Paray-le-Monial) : « Seigneur, montre-nous ton Cœur ! Avec l’évangile de Jean, écouter le Cœur de Jésus ».
Enfin, la philosophie sera mise à l’honneur les 30 et 31 mai avec une question ô combien d’actualité ayant trait à l’Intelligence Artificielle : « Intelligence artificielle & intelligence humaine, l’intelligence artificielle est-elle vraiment intelligente ? ». Ce sera frère Pascal Marin, prêtre dominicain, doyen et enseignant-chercheur de la Faculté de Philosophie de l’Université Catholique de Lyon qui nous entretiendra sur ce sujet si discuté mais, finalement, si mal connu. Spécialiste des questions autour de l’IA et ayant publié des ouvrages à ce propos, nous avons hâte de l’entendre pour ce dernier week-end.
Vous l’aurez compris : une année aux week-ends Sophia divers et enrichissants… Davantage d’informations sont disponibles sur notre site internet – vous pourrez d’ailleurs y retrouver toutes les sessions de formation proposées (sur la Messe, le bonheur, les Pères de l’Église, la réalisation d’une icône, et même sur le vin 🍷…).
Nous vous attendons avec joie et commençons dès à présent à travailler l’organisation de l’année. D’ici là, il ne vous reste plus qu’à vous inscrire, remplir vos encriers et patienter jusqu’au 15 novembre !
Les 6 & 7 septembre 2025, des religieux et religieuses de toute la France se sont retrouvés à Paris pour un grand rassemblement, dans le cadre de l’année jubilaire. Ce moment unique, placé sous le signe de l’espérance et de la paix, a marqué les esprits. Une délégation de frères de Rimont a participé à cet événement exceptionnel.
Notre délégation officielle !
Un jubilé pour l’espérance et la paix
Le pape François a choisi l’espérance comme thème pour le Jubilé de 2025, dans sa lettre Spes non confundit. Il invite tous les chrétiens à devenir des “pèlerins d’espérance”, pour montrer que le bien et la paix peuvent triompher du mal et des conflits, grâce à la mort et à la résurrection du Christ. Comme le disait un sage africain : “La paix n’est pas un simple mot, c’est un comportement”. Pour encourager les religieux à être des artisans de paix, le Dicastère pour la vie consacrée a proposé d’associer l’espérance et la paix pour les célébrations jubilaires. C’est ainsi que le thème Pèlerins d’espérance sur le chemin de la paix a rassemblé des centaines de personnes à Paris.
Un pèlerinage en 3 étapes
Saint-Eustache : l’accueil et la paix
Le samedi matin, l’église Saint-Eustache, joyau du 17ᵉ siècle, a ouvert ses portes à une foule venue de tous les diocèses. La cérémonie d’ouverture, présidée par Mgr Emmanuel Tois (évêque auxiliaire de Paris) et Mgr Eric de Moulins-Beaufort (archevêque de Reims), a insisté sur la paix : non pas comme un rêve, mais comme un projet à construire ensemble, une grâce à demander. Mgr Tois a rappelé que cette paix passe par un retour vers le Christ.
Le Sacré-Cœur : l’espérance et la fraternité
L’après-midi, la basilique du Sacré-Cœur a accueilli un échange entre Elena Lasida et le père Bruno Cadoré, dominicain, animé par la journaliste Anne-Bénédicte Hoffner. Le père Bruno a expliqué comment les religieux peuvent être des porteurs d’espérance dans un monde en crise. Elena Lasida a parlé de la paix, en s’appuyant sur l’encyclique Laudato si’ : la paix se vit dans la relation aux autres, car l’homme n’existe vraiment que par ses liens avec les autres. Elle a encouragé les religieux à ne plus être des modèles, mais des témoins qui partagent leur expérience de vie, fondée sur les trois vœux (pauvreté, chasteté, obéissance). Cet échange a été suivi d’une veillée joyeuse, pleine de louanges et de rencontres.
Saint-Sulpice : la marche et la messe
Le dimanche, le pèlerinage s’est achevé à l’église Saint-Sulpice. Avant la messe, les religieux ont marché dans les rues de Paris, en priant et en partageant des textes bibliques ou des expériences. Cette marche a montré que les religieux sont porteurs d’espérance. Pendant la messe, l’évêque a rappelé que cette espérance peut rencontrer des épreuves, mais qu’il faut les accepter comme une croix à porter à la suite du Christ. À la fin, les participants sont repartis, le cœur rempli de joie, comme les disciples d’Emmaüs après avoir rencontré le Christ.
Nous avons eu la joie d’accueillir au sein de notre communauté quatre nouveaux diacres !
Le samedi 28 juin, en la fête de Saint Irénée, Mgr Drouot, évêque de Nevers, et anciennement notre vicaire général du diocèse d’Autun, est venu à Rimont pour ordonner quatre de nos frères ayant achevé leur cycle de théologie. Il s’agit des frères Augustin, Dominique-Savio, Isaac-Thérèse et Matthieu de la Croix.
La messe des ordinations s’est déroulée dans la joie et la ferveur, animée par la Schola et retransmise en direct sur notre chaîne YouTube. Mgr Drouot à prêché sur le ministère diaconal comme service de la constitution et de l’unité du corps ecclésial, avant de célébrer les rites de l’ordination et saluer les nouveaux diacres d’un baiser de paix. Les quatre en dalmatique ont ensuite rejoint le sanctuaire pour la suite de la célébration.
La fête après la messe était joyeuse, le repas délicieux et l’ambiance rythmée au son des djembés et des applaudissements.
Rendons grâces à Dieu pour ces cadeaux que Dieu fait à l’Église entière et à notre communauté. Prions pour leur ministère de service et de don.
Les étudiants du studium avec fr. Dominik, doyen de l’Angelicum de Rome.
En cette fin d’année académique, il convient de donner quelques nouvelles du studium de théologie de Rimont, car un événement marquant s’est produit.
En effet, la visite du doyen de l’université pontificale de Rome de l’Angelicum, le père Dominik Jurcsak op., a constitué une étape importante de notre affiliation avec cet institut mis en place depuis 2020.
Les 4, 5 et 6 juin derniers, le doyen a donc passé quelques jours au prieuré afin de découvrir notre lieu, rencontrer les professeurs et étudiants et, surtout, présider les examens du fameux baccalauréat canonique que le studium de Rimont peut désormais – grâce à l’affiliation – conférer. C’est ainsi que six étudiants obtinrent le baccalauréat canonique ! Il s’agit des frères Antoine de Padoue (Côte d’Ivoire), Dominique-Savio, Isaac-Thérèse, Matthieu de la Croix et Yohann Essodina (Togo) et Elijas (Lituanie).
Le doyen avec nos six lauréats !
Dans un rapport envoyé aux professeurs, p. Dominik soulignait la motivation des étudiants et l’atmosphère studieuse, leurs compréhensions doctrinales et leur esprit de foi, et enfin, le mérite, pour la plupart, de relever le défi de faire leurs études dans une culture étrangère. Il nous a aussi encourager à poursuivre des améliorations déjà amorcées comme un développement de la recherche au sein du collège professoral et l’ouverture du studium aux étudiants externes.
Cette visite a été vécue comme un véritable encouragement, invitant à une plus étroite coopération avec l’Angelicum, ce qui sera sans doute renforcé avec l’ouverture d’un collège anglophone à Rome.
Frère Marie-Alexandre, directeur du Studium de théologie de la congrégation Saint-Jean, nous livre un aperçu de notre année universitaire, ainsi qu’un descriptif de quelques nouveautés.
Les frères étudiants du Studium de Rimont (année scolaire 2024-2025)
En ce temps pascal où Jésus vient faire toutes choses nouvelles dans nos cœurs, nous sommes heureux de vous présenter des nouvelles du Studium de théologie. Situé au cœur de la maison mère, ce Studium existe depuis 1982 et est affilié depuis 2020 à l’Angelicum, l’Université pontificale Saint Thomas d’Aquin, à Rome.
En juin, nous aurons, en principe, les premiers étudiants du Studium diplômés du baccalauréat canonique. L’examen final se déroulera sous la présidence du doyen de la faculté de théologie de l’Angelicum qui viendra nous rendre visite à cette occasion. Ce diplôme permet aux étudiants de s’inscrire ensuite en master de théologie dans une université. C’est une intention de prière pour soutenir les huit étudiants qui travaillent dur ces derniers mois pour rédiger les fameuses “vingt-quatre thèses” synthétisant ce qu’ils ont reçu pendant leurs années ici.
Les étudiants
Pour cette année scolaire, 22 étudiants suivent les cours. Nous bénéficions d’une belle diversité qui apporte un réel renouveau, avec l’arrivée de trois frères français, de deux frères de Côte d’Ivoire et d’un frère américain. À cette arrivée, s’ajoute la présence de quatre sœurs apostoliques, d’une vierge consacrée du diocèse, d’un frère Guinéen et d’un Sénégalais, et de huit frères du Togo majoritaires en nombre mais faisant toujours bon accueil à ceux qui arrivent d’autres lieux !
Fr. Joseph-Désiré & fr. John of the Cross (2e année)
Aperçu de l’année
Le programme des cours est réparti sur trois années, avec une moyenne de 12 heures de cours par semaine, du mardi au vendredi. Les cours s’étalent sur deux semestres, le plus souvent par mode de session de deux ou trois jours. En plus des professeurs permanents de la maison qui donnent les principaux cours en Bible (fr. Alain-Marie et fr. Marie-Jérôme), en droit canon (fr. Alexandre-Marie), en dogmatique (fr. Martin), en morale (fr. Johannes-Paul), en patristique (fr. Marie-Alexandre) et en sacramentaire (fr. Jean-Eudes), interviennent de nombreux professeurs de notre communauté et d’autres instituts. Nous pouvons bénéficier de l’apport de dominicains (p. Henry Donneaud), d’un prêtre du diocèse de Toulouse (p. Henri Cazanave), du p. Bertrand Pinçon (Université Catholique de Lyon), d’Agnès de Lamarzelle, consacrée de la communauté de l’Emmanuel et professeur aux Bernardins à Paris, et de bien d’autres… Dans un souci de formation et de développement intégral de la personne, en plus de ces cours aux exigences académiques, nous développons également des enseignements de formation humaine et spirituelle : comme ceux avec le cabinet Raphaël sur l’affectivité ou avec les Jésuites du Châtelard sur l’accompagnement spirituel.
Les étudiants de 1ère année en cours de théologie
Le Studium et vous
Enfin, bonne nouvelle, sachez que les cours qui sont donnés sont aussi ouverts pour vous, laïcs, consacrés, étudiants, parents, retraités ou désireux d’approfondir l’intelligence de leur foi. Vous pouvez vous inscrire comme étudiant ou simple auditeur libre désirant suivre tel ou tel cours. Il suffit pour cela de demander le programme qui sera disponible à partir de début juillet sur le site de Rimont ou bien de contacter sr Christine-Marie, qui est la secrétaire du Studium (esj.rimont@stjean.com) pour les renseignements et inscriptions.
Acquérir l’Esprit Saint
Saint Seraphin de Sarov disait que la chose la plus importante dans la vie chrétienne est d’acquérir l’Esprit Saint. En ce temps où nous nous préparons à recevoir d’une manière nouvelle ce don qui vient d’en haut, priez pour que tous les efforts d’apprentissage des étudiants, ceux des professeurs, des frères formateurs et permanents de la maison pour leur donner le meilleur d’eux-mêmes, visent à cet unique but : acquérir l’Esprit Saint.
Selon le souhait du pape François, les étudiants de ce Studium pourront ainsi devenir des disciples missionnaires au service de l’Église.
La vie à Rimont s’est peu à peu transformée au cours de la Semaine Sainte pour fêter et célébrer les joies de Pâques. Beaucoup de personnes nous ont rejoints pour l’occasion. Les cérémonies furent belles, bien animées et très ferventes.
Lundi, notre traditionnelle retraite de la Semaine Sainte a débuté : elle avait pour thème les Béatitudes et était prêchée par fr. Luc, notre voisin de la communauté de Taizé. Le soir, nous avons passé du temps entre frères : lectio, demandes de pardon et dîner en petites équipes.
Mardi, une bonne délégation s’est rendue à Autun pour assister, aux côtés de l’évêque et du presbyterium, à la messe chrismale. La cérémonie symbolisa réellement l’unité du Corps du Christ, de son troupeau autour du pasteur.
Mercredi et jeudi furent des temps de préparation : liturgie, cuisine, installation, répétitions de chants, rédaction des prédications…
Le Jeudi Saint est une journée très importante pour l’Église que notre communauté aime mettre en valeur : les autorités de la maison demandent pardon pour leurs manquements à la vie commune, puis – pour reproduire l’enseignement du Christ lui-même – le prieur lave les pieds de ses frères tandis que nous chantons et prions pour que l’unité règne dans la charité et le don de soi. Après cette cérémonie, nous nous retrouvons pour un dîner fraternel et festif, avant de rejoindre la Chapelle pour la commémoration de la Cène et de suivre l’Eucharistie jusqu’au reposoir pendant une petite partie de la nuit.
Offices des Ténèbres, Chemin de Croix et Office de la Passion donnent au Vendredi Saint une place marquante dans notre chrétienne. Beaucoup d’hôtes et de voisins nous rejoignirent pour vivre le Triduum en église. Le Chemin de Croix se tint dans le hameau de Rimont et fut animé par les frères et sœurs en formation.
Le Samedi Saint est le temps du grand silence, qui s’achève par la célébration la plus importante de notre année liturgique : la Vigile Pascale, la victoire du Christ sur la mort. Que de joie et de ferveur ! Les chants, les décorations, le feu pascal, la participation pieuse et vivante des fidèles, les prédications nous aidèrent à entrer peu à peu dans le mystère de la résurrection : Christ est vivant, son jour se lève sans cesse sur nous, sur nos morts et nos peurs. La vie est plus forte que la mort ! Alors continuons notre route, n’ayons pas peur de nous approcher de Celui qui est le Vivant et qui vient à nous !
Alors que les salles de cours du prieuré de Rimont ont pour habitude d’être désertées chaque week-end par les étudiants en théologie, elles furent, durant trois jours, particulièrement animées par d’étranges élèves! Quarante personnes – du cru ou de terres plus lointaines, jeunes et moins jeunes, seules ou en couple… – sont venues vivre un temps fort consacré au discernement spirituel les 24, 25 et 26 janvier derniers.
Les frères et les sœurs de Saint-Jean proposent, en effet, 3 ou 4 fois par an, des week-ends de formation et de réflexion à destination de tous. Le thème de ce week-end était le discernement spirituel. Il a trouvé un bel écho dans le cœur des participants, car il a permis à chacun de s’interroger sur pourquoi et comment discerner la présence de Dieu dans nos vies, dans celles des autres, dans le monde ? comment se mettre concrètement à l’écoute de Dieu ? A-t-il un plan pour ma vie ? et si oui, comment le reconnaître?
Nous avons eu la chance d’être accompagnés dans nos réflexions par deux intervenants : fr Johannes-Paul et fr Philippe-Joseph – deux frères engagés dans le studium de théologie de Rimont et formés à l’accompagnement spirituel et au discernement.
Ils nous ont proposé, en tout, huit temps d’enseignements appuyés sur la Bible, sur des éléments historiques, psychologiques et théologiques, remplis de références à des scènes de la vie quotidienne ou à des exemples pris dans la vie des saints. Leur optique n’était pas de nous donner des migraines à coups de théories (!), mais bien plutôt de nous inviter à entrer dans une démarche intérieure d’écoute et à opérer un va-et-vient continuel entre les conférences et notre vie.
Nous avons ainsi pérégriné sur les sentiers du discernement spirituel, guidés par les figures de saint Ignace de Loyola, de sainte Thérèse d’Avila ou de saint Augustin, du p. Timothy Gallagher ou du p. Caffarel… En se mettant à la lecture du « livre de son âme », le chrétien peut y découvrir les chemins de vie ou de mort qui se fraient en son cœur, les esprits bons ou mauvais, les appels de Dieu ou ceux du monde, de la chair et du démon. Comment dès lors se mettre à l’écoute des promesses de vie adressées par le Seigneur ? comment repérer en nous la trace de l’action de Dieu et de son amour sans cesse renouvelé ?
Des temps d’atelier furent proposés durant le week-end et ont été particulièrement appréciés. Nous avons été invités à un temps de méditation personnelle autour de quelques lettres du p. Caffarel, ainsi qu’à deux partages en petits groupes. Le premier a permis aux participants d’échanger sur des expériences personnelles au cours desquelles ils ont senti la présence de Dieu ou au contraire douté d’elle. Le second fut un échange sur nos impressions à propos d’un film, fort et émouvant, sur la justice restaurative (Je verrai toujours vos visages) que nous avions vu la veille. En effet, l’évolution des personnages nous a donné un exemple de discernement qui germe et se développe petit à petit, au rythme des crises, des rencontres et des discussions. Ces partages simples et fraternels, autour du thème, ont permis de souder notre groupe et d’apprendre les uns des autres.
Et puis, en plus de tout cela, les pauses furent aussi des moments très riches ! Les petits gâteaux et les boissons de fr Augustin ont offert une belle convivialité qui ne pouvait qu’ouvrir les conversations et les cœurs ! Nous avons pu discuter de ce que nous vivons, converser avec les frères et sœurs organisateurs ou avec les intervenants, découvrir de nouvelles personnes, digérer tout ce que l’on a entendu et reçu des autres…
Enfin, comment ne pas mentionner les beaux temps de prière et de paix vécus dans la chapelle Notre-Dame de Rimont : offices, adoration, confessions, messe… nous aidèrent à vivre ce temps enracinés dans l’amour de Dieu et la prière de l’Église. Le cadre prêtait bien à un tel week-end : les coteaux bourguignons, le silence et le calme de Rimont, la prière et la joie des frères et des sœurs invitent au recueillement et offrent un véritable ressourcement. Que les frères et les sœurs en soient remerciés !
Ainsi, alors que nous ne nous connaissions pas forcément, notre groupe s’est vu évoluer au fil des conférences et des temps de partage ; stylo ou café à la main, nous avons tous vécu un déplacement intérieur, une avancée sur tel ou tel aspect de notre vie, l’accueil d’une parole ou le sentiment d’une présence… Nous rendons grâce à Dieu pour tout ce que nous avons vécu !
Il reste à préciser que le dernier week-end Sophia proposé par Rimont cette année (les 24 & 25 mai) s’annonce tout aussi fort. Il s’intitule « Patristique et Psychologie » et sera donné par sœur Adriana, religieuse de l’Institut Mater Dei et spécialiste des écrits des Pères de l’Église. Sœur Adriana nous introduira aux Pères de l’Église et à leurs écrits. Ils sont de véritables « médicaments » pour l’âme car ils guident le chrétien à entrer dans un chemin de purification intérieure pour vivre de plus en plus de l’amour de Dieu dès aujourd’hui.
D’ici là, nous aurons le temps de recharger nos batteries, de remplir nos encriers et de faire le plein de questions !